BONGI

[ Marseille, Paca ] Pop-folk urbaine et blues zoulou

Artiste pluridisciplinaire, originaire de Cape-Town et marseillaise d’adoption, Bongi mène une correspondance insolite entre deux continents, dans un crépitement de voix et d’énergie qui ravivent les traditions musicales d’Afrique australe. Ses chansons en Xhosa, son idiome natal et langue de Nelson Mandela, claquent sous le palais et tracent un arc musical panafricain à la fois magnétique et ensorcelant. Le métissage fertile d’une culture en exil

Dans les incantations ou dans les chuchotements, Bongi sait donner du souffle à la musique de ses racines sud-africaines. En l’arrosant de sa voix polymorphe, suave ou grave, de ses envolées mélodiques ou encore de son troublant chant diphonique, auquel elle donne un éclat inouï dans l’écrin délicat des guitares de Cyril Péron-Dehghan, et des rythmiques tout-terrain de Dimitri Reverchon. Lorsque se brouillent les frontières, l’hybridation de Bongi semble encore plus claire : sa world-pop s’épanouit quand elle prend langue avec le maskanda, ce blues polyrythmique zoulou, ou quand la folk-music chargée de spiritualité s’emballe au contact des percussions. On en ressort envoûté et saisi par les chants du quotidien, d’amour, de lutte et de nostalgie, qui, révélés sur scène, deviennent irrésistiblement festifs, attisés par l’empreinte solaire d’une artiste à la rayonnante personnalité.